Fritz Haber, prix nobel et inventeur des pesticides et des gazs de combats…

Fritz Haber (Nobel de chimie 1918) doit sa gloire à la synthèse de l’ammoniac à partir de l’azote atmosphérique, ce qui permet de fabriquer des engrais, donc de juguler la faim dans le monde. (Ca n’a pas encore marché..) Mais cet homme est aussi l’initiateur de la guerre chimique et l’inventeur du funeste Zyklon B. (Cela a bien fonctionné).

Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent de Jean Ziegler

Juste un livre qui permet d’avoir les idées claires

Aujourd’hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d’un impératif et d’un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne.
Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d’où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ?
Au cœur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial : il accumule l’argent, détruit l’Etat, dévaste la nature et les êtres humains.


Ce livre révèle son visage, analyse son discours, dénonce ses méthodes. Des mercenaires dévoués servent l’ordre des prédateurs au sein de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international. Ce livre suit à la trace les satrapes de ces institutions au-dessus de tout soupçon, démonte l’idéologie qui les inspire et jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par l’empire américain. Mais un peu partout dans le monde, la résistance s’organise au sein de l’extraordinaire front qui fédère tant de refus locaux porteurs d’espérance. C’est la nouvelle société civile planétaire, dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination. La puissance de ce livre engagé ne doit pas surprendre : les gens dont il brosse le portrait, Jean Ziegler les a bien souvent croisés ; les institutions qu’il critique, il les connaît de l’intérieur. Tous ces mouvements de résistance, il les fréquente et les estime. Et puis il a l’urgence.

L’auteur vu par l’éditeur
JEAN ZIEGLER est professeur de sociologie à l’université de Genève et conseiller national (député) au Parlement de la Confédération. Il est rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation. Il a notamment publié La Suisse lave plus blanc, Le Bonheur d’être suisse, La Suisse l’or et les morts, et Les Seigneurs du crime. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

L’affaire de Verteuil d’Agenais, (enfouissement de semences) mettant en cause un agriculteur et la société Syngenta, sera jugée le 28 Mars prochain. 28.03.2012, à 13H30, Palais de Justice de Paris, 4, boulevard du Palais.

Juste le texte censuré par mon éditeur lors de la publication du Peuple des abeilles:

Ancien militaire, Maurice Coudoin est devenu apiculteur par passion. Il n’a rien d’un écologiste soixante-huitard. Pourtant lorsqu’en juin 2002, lorsqu’un voisin lui glisse à l’oreille qu’un agriculteur de sa commune du Lot et Garonne déconditionne et enfouit des semences traitées en quantité considérable sur ses terres, il cherche a en savoir plus. Après une inspection sur les terrains concernés où il découvre plus de grains de maïs en décomposition que de terre sur vingt centimètre de profondeur, il écrit au Préfet et dépose une plainte à la Gendarmerie. Le 10 août de la même année, Maurice Coudoin est averti que des camions de semences enrobées viennent d’être livrés.

Sur les lieux, le constat est effarant. Près de vingt tonnes de semences non vendues dont plusieurs palettes de sacs marqués Gaucho sont ouverts à mains nues sans aucune protection par l’équipe de l’agriculteur. L’inspecteur de la D.R.I.R.E. constate, prélève des échantillons de terre pour analyse. La conclusion est irréfutable, l’épandage certain, les résultats alarmants par l’importance des taux de résidus toxiques. D’autres analyses sont demandées concernant le lac d’irrigation qui se trouve à 500 mètres de l’église et qui jouxte des terres utilisées par ce même agriculteur trois années auparavant. Là aussi, l’eau contient de l’Imidachlopride, la substance active de cet insecticide. L’affaire aboutit après un an à Paris où le Juge d’instruction en charge du dossier se rend compte qu’il existe un vide juridique sur l’enfouissement des semences traitées aux insecticides, et aux fongicides. Ainsi, les semences enrobées non vendues, soit près de 13 000 tonnes par an, sont détruites par les fabricants sans que le législateur se soit enquis des procédures.

L’affaire Coudoin rejoint les chiffres alarmants publiés par l’institut Français de l’environnement sur la pollution de l’eau par les pesticides. Aujourd’hui en France 96 % des cours d’eau et 61 % des eaux souterraines contiennent des résidus de pesticide. Le texte adopté par les députés pour le projet de loi sur l’eau prévoit une contribution à la hauteur de 4% de l’agriculture, de 14 % pour les industries et de 82% pour les ménages. Ce projet de loi ne prend pas en compte les problèmes réels de pollutions de la nappe phréatique mais là encore, elle fait peser sur les seuls consommateurs les coûts de la dépollution des eaux.

URGENCE, pour que nos bébés arrêtent de manger des OGM

NON HEUREUX QUE TOUS LES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION D’ORIGINE ANIMALE, VIANDES, LAITS, FROMAGES, PROVIENNENT D’ANIMAUX NOURRIS AVEC DES OGM (source Greenpeace) le ministre de l’agriculture et la ministre de l’environnement penchent visiblement pour l’Ecocide. La pollution définitive et irréversible de toutes les campagnes de la France va bientôt commencer.
Ah, si ils étaient justiciables, ils seraient responsables…


APPEL A RASSEMBLEMENT

POUR LE DROIT ET LA LIBERTE DE BUTINER SANS OGM
Abeilles ou OGM, il faut choisir. Coexistence impossible
Vendredi 20 janvier 2012, à 10 h, devant les locaux de Monsanto
1 rue Jacques Monod à Bron (69) près de l’aéroport Lyon-Bron
Suite à la suspension du moratoire sur le Mon810, le gouvernement a annoncé qu’il allait réactiver une nouvelle clause de sauvegarde, mais sans prendre les mesures nécessaires pour interdire tout semis de maïs au printemps 2012.

Les apiculteurs seront les 1ères victimes de cette incohérence. Le Mon 810 n’est pas autorisé pour l’alimentation humaine. L’apiculteur sera rendu responsable de la pollution des miels par du pollen de Mon810 (décision de la Cour de Justice européenne du 9 novembre 2011.
Ces miels et pollens ne sont pas commercialisables en Europe aujourd’hui. Déjà en Espagne, la culture de 90000 ha de Mon 810 plonge nos collègues apiculteurs espagnols dans le désarroi.
Nous vous appelons à un large rassemblement qui aura lieu :
Vendredi 20 janvier 2012, à 10 h, devant les locaux de Monsanto
1 rue Jacques Monod à Bron (69) près de l’aéroport Lyon-Bron
Au programme :
Occupation du site, pique-nique sans OGM. Présence d’invitées-surprise
Nous exigerons du gouvernement :
– qu’il prenne des mesures fermes pour interdire la circulation de semences Mon810, et leur semis dans les champs
– qu’un moratoire digne de ce nom soit réactivé
Nous réaffirmerons que la COEXISTENCE EST IMPOSSIBLE, et que nous sommes
opposés à tous les OGM en plein champ, qu’ils soient transgéniques ou issus de
mutagénèse, qu’ils soient destinés à l’alimentation animale, humaine ou pour la production d’agro carburants, qu’ils soient produits chez nous ou ailleurs.
NON à toutes les formes de confiscation du vivant et de spoliation des droits des
paysans
Les organisations signataires : Syndicat des Apiculteurs Professionnels Rhône-Alpes
(SAPRA), Fédération Française des Apiculteurs Professionnels (FFAP), Nature et
Progrès, CDAFAL 42, Confédération Paysanne Rhône-Alpes, Faucheurs Volontaires,
Vigilance OGM 69, Zérogm 42, …
Contacts : 06 60 61 79 28 – 06 38 85 43 38

Vive le savon de Marseille !!!

Je voulais juste retransmettre une info de plus pour ceux qui ne boycotte pas déjà tous les savons qui sentent plus chimique que les détergents qui lavent plus blanc que blanc.

Bref, pour tous ceux qui croient encore les vendeurs de la recette miracle…Et dans toutes les sphères de la vie. Hi hi hi Il faut bien rire…

Micropolluants : une bombe à retardement à l’échelle planétaire

[Lausanne, le 19 décembre 2011] Shampoings, gels douche, biberons, détergents, cosmétiques ou médicaments : les micropolluants envahissent notre quotidien. De plus en plus dénoncée par les médias, leur omniprésence est réelle mais les risques pour l’humain encore peu compris.

Rédigé par deux chercheurs suisses – Nathalie Chèvre et Suren Erkman, et publié aux Presses polytechniques et universitaires romandes dans la Collection Le savoir suisse, l’ouvrage« Alerte aux micropolluants » révèle pour la première fois l’étendue du problème et tire la sonnette d’alarme.

L’attention du public s’est récemment portée sur le scandale de la présence du bisphénol-A dans les composants des biberons et de la minimisation des risques liés. Une polémique emblématique de la question des micropolluants, cette substance étant loin d’être la seule à poser question : dioxines, pesticides ou encore nanoparticules sont détectés en nombre dans les produits de consommation courante, alors même que leurs effets à long terme sur le métabolisme humain demeurent incertains.

« La prise de conscience de la problématique des micropolluants est si récente que le grand public, les milieux politiques et même la communauté scientifique ne semblent pas encore réaliser l’ampleur des enjeux ! », s’étonnent les auteurs de l’ouvrage. L’impact potentiel de ce type de contamination dans l’environnement pose lui aussi question. La présence de pesticides et d’hormones dans l’eau potable est désormais avérée, et la communauté scientifique s’accorde à dire qu’il importe d’évaluer non seulement les risques liés à chaque substance, mais aussi aux effets combinés de leurs mélanges.

Une situation préoccupante

Les secteurs concernés par le problème sont innombrables: pesticides et agriculture, hormones et épuration de l’eau, additifs et alimentation, etc. Les conséquences toxiques ou génétiques de cette contamination planétaire préoccupent : cancer, asthme, obésité ou baisse de la fertilité, autant de spectres planant sur le consommateur non averti.

Pour la première fois, un ouvrage en français propose une synthèse accessible de la question des micropolluants et résume l’ensemble de la problématique des substances chimiques dans l’environnement. Avec le but avoué pour ses deux auteurs, Nathalie Chèvre et Suren Erkman, d’une prise de conscience de l’étendue réelle du problème, des risques associés, mais aussi de gestes simples à mettre en oeuvre, tant pour se prémunir que pour éviter de devenir l’acteur bien involontaire de ce type de pollution.

DURBAN, un crime contre l’humanité ! Money is money

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l’humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d’apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l’Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l’apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu’il était acceptable d’en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l’Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d’affirmer qu’une deuxième période d’engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d’émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d’étendre les marchés du carbone pourtant en train de s’effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d’enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l’inaction est en fait une démonstration de l’échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l’Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d’importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s’en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l’on parle d’une « feuille de route » proposée par l’Union Européenne, l’échec de Durban montre que c’est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu’un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L’accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu’il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.


DURBAN, pour les experts le changement climatique n’est pas l’affaire des peuples !

Durban : face à l’emballement climatique et l’inaction gouvernementale,
Occupy COP-17 !

Le paysage des négociations climatiques qui s’ouvrent à Durban (28 novembre-9 décembre 2011) est sombre. Les pays industriels ne respectent pas les modestes engagements pris à Kyoto en 1997. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 6 % en 2010 par rapport à 2009, dépassant le pire des scénarios du GIEC. Les transferts financiers visant à contenir le changement climatique et à s’adapter sont toujours attendus et aucun accord n’a été trouvé pour l’organisation du Fonds vert pour le climat. Le seul traité international dont nous disposons, le protocole de Kyoto, est vidé de sa substance : aucun engagement contraignant de réductions d’émissions n’est pris pour l’après-2012. L’échéance pour un nouveau traité est repoussée au mieux à 2020, au moment où le GIEC fait le lien entre le changement climatique et les événements météorologiques extrêmes, inondations, ouragans, sécheresse, orages violents !

L’heure est à l’unilatéralisme, rebaptisé stratégie « bottom up ». D’un régime contraignant avec objectif global de réduction des émissions, on passe à l’enregistrement de déclarations d’intention unilatérales. Les pays industriels, États-Unis en tête, refusent un accord politique visant à réduire de manière contraignante les émissions de gaz à effet de serre.

À Durban, les techniciens de la finance climatique vont tenter de mettre en place le Fonds vert et attirer les capitaux privés sous le haut patronage de la Banque mondiale, avancer sur la transformation des forêts en produits financiers (programme REDD+) et sur l’inclusion des sols dans les mécanismes financiers d’attribution des droits à polluer, préserver les marchés du carbone et autres « mécanismes de flexibilité » du protocole de Kyoto. Place donc aux « expert s», pour des arrangements sans traité international, sans ratification des parlements nationaux. Pour eux, le changement climatique n’est pas l’affaire des peuples !

ATTAC et AITEC seront présentes à Durban avec les mouvements sociaux africains et sud-africains, avec le mouvement pour la justice climatique, pour construire des alternatives locales et globales au modèle productiviste responsable de la crise climatique. Pour pérenniser ces résistances et les expériences locales, nous avons besoin d’un traité international, qui leur donne un cadre, qui soit discuté de manière multilatérale, qui permette un débat démocratique et rende la parole aux peuples.

Source : Attac France