Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent de Jean Ziegler

Juste un livre qui permet d’avoir les idées claires

Aujourd’hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d’un impératif et d’un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne.
Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d’où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ?
Au cœur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial : il accumule l’argent, détruit l’Etat, dévaste la nature et les êtres humains.


Ce livre révèle son visage, analyse son discours, dénonce ses méthodes. Des mercenaires dévoués servent l’ordre des prédateurs au sein de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international. Ce livre suit à la trace les satrapes de ces institutions au-dessus de tout soupçon, démonte l’idéologie qui les inspire et jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par l’empire américain. Mais un peu partout dans le monde, la résistance s’organise au sein de l’extraordinaire front qui fédère tant de refus locaux porteurs d’espérance. C’est la nouvelle société civile planétaire, dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination. La puissance de ce livre engagé ne doit pas surprendre : les gens dont il brosse le portrait, Jean Ziegler les a bien souvent croisés ; les institutions qu’il critique, il les connaît de l’intérieur. Tous ces mouvements de résistance, il les fréquente et les estime. Et puis il a l’urgence.

L’auteur vu par l’éditeur
JEAN ZIEGLER est professeur de sociologie à l’université de Genève et conseiller national (député) au Parlement de la Confédération. Il est rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation. Il a notamment publié La Suisse lave plus blanc, Le Bonheur d’être suisse, La Suisse l’or et les morts, et Les Seigneurs du crime. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

L’affaire de Verteuil d’Agenais, (enfouissement de semences) mettant en cause un agriculteur et la société Syngenta, sera jugée le 28 Mars prochain. 28.03.2012, à 13H30, Palais de Justice de Paris, 4, boulevard du Palais.

Juste le texte censuré par mon éditeur lors de la publication du Peuple des abeilles:

Ancien militaire, Maurice Coudoin est devenu apiculteur par passion. Il n’a rien d’un écologiste soixante-huitard. Pourtant lorsqu’en juin 2002, lorsqu’un voisin lui glisse à l’oreille qu’un agriculteur de sa commune du Lot et Garonne déconditionne et enfouit des semences traitées en quantité considérable sur ses terres, il cherche a en savoir plus. Après une inspection sur les terrains concernés où il découvre plus de grains de maïs en décomposition que de terre sur vingt centimètre de profondeur, il écrit au Préfet et dépose une plainte à la Gendarmerie. Le 10 août de la même année, Maurice Coudoin est averti que des camions de semences enrobées viennent d’être livrés.

Sur les lieux, le constat est effarant. Près de vingt tonnes de semences non vendues dont plusieurs palettes de sacs marqués Gaucho sont ouverts à mains nues sans aucune protection par l’équipe de l’agriculteur. L’inspecteur de la D.R.I.R.E. constate, prélève des échantillons de terre pour analyse. La conclusion est irréfutable, l’épandage certain, les résultats alarmants par l’importance des taux de résidus toxiques. D’autres analyses sont demandées concernant le lac d’irrigation qui se trouve à 500 mètres de l’église et qui jouxte des terres utilisées par ce même agriculteur trois années auparavant. Là aussi, l’eau contient de l’Imidachlopride, la substance active de cet insecticide. L’affaire aboutit après un an à Paris où le Juge d’instruction en charge du dossier se rend compte qu’il existe un vide juridique sur l’enfouissement des semences traitées aux insecticides, et aux fongicides. Ainsi, les semences enrobées non vendues, soit près de 13 000 tonnes par an, sont détruites par les fabricants sans que le législateur se soit enquis des procédures.

L’affaire Coudoin rejoint les chiffres alarmants publiés par l’institut Français de l’environnement sur la pollution de l’eau par les pesticides. Aujourd’hui en France 96 % des cours d’eau et 61 % des eaux souterraines contiennent des résidus de pesticide. Le texte adopté par les députés pour le projet de loi sur l’eau prévoit une contribution à la hauteur de 4% de l’agriculture, de 14 % pour les industries et de 82% pour les ménages. Ce projet de loi ne prend pas en compte les problèmes réels de pollutions de la nappe phréatique mais là encore, elle fait peser sur les seuls consommateurs les coûts de la dépollution des eaux.

URGENCE, pour que nos bébés arrêtent de manger des OGM

NON HEUREUX QUE TOUS LES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION D’ORIGINE ANIMALE, VIANDES, LAITS, FROMAGES, PROVIENNENT D’ANIMAUX NOURRIS AVEC DES OGM (source Greenpeace) le ministre de l’agriculture et la ministre de l’environnement penchent visiblement pour l’Ecocide. La pollution définitive et irréversible de toutes les campagnes de la France va bientôt commencer.
Ah, si ils étaient justiciables, ils seraient responsables…


APPEL A RASSEMBLEMENT

POUR LE DROIT ET LA LIBERTE DE BUTINER SANS OGM
Abeilles ou OGM, il faut choisir. Coexistence impossible
Vendredi 20 janvier 2012, à 10 h, devant les locaux de Monsanto
1 rue Jacques Monod à Bron (69) près de l’aéroport Lyon-Bron
Suite à la suspension du moratoire sur le Mon810, le gouvernement a annoncé qu’il allait réactiver une nouvelle clause de sauvegarde, mais sans prendre les mesures nécessaires pour interdire tout semis de maïs au printemps 2012.

Les apiculteurs seront les 1ères victimes de cette incohérence. Le Mon 810 n’est pas autorisé pour l’alimentation humaine. L’apiculteur sera rendu responsable de la pollution des miels par du pollen de Mon810 (décision de la Cour de Justice européenne du 9 novembre 2011.
Ces miels et pollens ne sont pas commercialisables en Europe aujourd’hui. Déjà en Espagne, la culture de 90000 ha de Mon 810 plonge nos collègues apiculteurs espagnols dans le désarroi.
Nous vous appelons à un large rassemblement qui aura lieu :
Vendredi 20 janvier 2012, à 10 h, devant les locaux de Monsanto
1 rue Jacques Monod à Bron (69) près de l’aéroport Lyon-Bron
Au programme :
Occupation du site, pique-nique sans OGM. Présence d’invitées-surprise
Nous exigerons du gouvernement :
- qu’il prenne des mesures fermes pour interdire la circulation de semences Mon810, et leur semis dans les champs
- qu’un moratoire digne de ce nom soit réactivé
Nous réaffirmerons que la COEXISTENCE EST IMPOSSIBLE, et que nous sommes
opposés à tous les OGM en plein champ, qu’ils soient transgéniques ou issus de
mutagénèse, qu’ils soient destinés à l’alimentation animale, humaine ou pour la production d’agro carburants, qu’ils soient produits chez nous ou ailleurs.
NON à toutes les formes de confiscation du vivant et de spoliation des droits des
paysans
Les organisations signataires : Syndicat des Apiculteurs Professionnels Rhône-Alpes
(SAPRA), Fédération Française des Apiculteurs Professionnels (FFAP), Nature et
Progrès, CDAFAL 42, Confédération Paysanne Rhône-Alpes, Faucheurs Volontaires,
Vigilance OGM 69, Zérogm 42, …
Contacts : 06 60 61 79 28 – 06 38 85 43 38

ALERTE ROUGE, LE 13 JANVIER 2012 CONTRE LES OGM DANS TOUS LES CHAMPS DE FRANCE. LA TRAHISONS DES POLITIQUES !

De la Confédération Paysanne
COMMUNIQUE DE PRESSE
Monsanto n’a pas le droit d’interdire aux apiculteurs de vendre leur miel
Vendredi 6 janvier, les apiculteurs de la Confédération Paysanne ont investi avec leurs ruches le site de Monsanto à Monbéqui dans le Tarn et Garonne. Plus de 150 paysans et citoyens les ont accompagnés toute la journée. Par ce premier avertissement, ils sont venus dire à Monsanto : si tu veux interdire à nos abeilles de butiner dans les champs, nos abeilles t’interdiront de trafiquer dans tes laboratoires.
En effet, tout miel contenant le moindre grain de pollen de l’OGM MON 810 est désormais interdit à la vente et doit être détruit. Le Conseil d’État a levé fin novembre le moratoire interdisant la culture de cet OGM. Le compte à rebours infernal est enclenché : en janvier, les OGM sont distribués dans les fermes pour être semés au printemps. En juillet les abeilles devront quitter tous les départements où fleurit le maïs, soit la quasi totalité du territoire français. Les apiculteurs feront faillite, les cultures et les plantes sauvages qui ont besoin d’être pollinisées par les abeilles ne se reproduiront plus. Le gouvernement ne doit pas se contenter de promulguer un moratoire qui risque d’être cassé en 15 jours.
Le gouvernement doit appliquer la loi française qui précise que « les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » ». Il peut aussi appliquer la règlementation européenne qui autorise les États à « prendre des mesures nécessaires pour éviter la présence d’OGM dans d’autres produits », y compris en « interdisant la culture d’OGM sur de vastes territoires ». La « liberté de produire des OGM » ne permet en effet pas d’interdire à ses voisins de continuer à exercer leurs activités. L’impossibilité de la coexistence a été prouvée avec la pollution du miel par un simple essai OGM en Allemagne !
Le gouvernement doit interdire immédiatement toute cession, toute vente et toute culture de MON 810, sans attendre que les sacs de semences soient dans les fermes prêts à être semés. La Confédération Paysanne ira vendredi 13 janvier au Ministère de l’Écologie, avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française, pour vérifier que le gouvernement tient ses engagements.
Contacts
Guy Kastler, commission OGM : 06 03 94 57 21
Véronique Léon, secrétaire nationale : 06 22 16 13 99

Le scandale de l’évaluation du MON 810
Le GIET (Groupe International d’Etudes Transdisciplinaires) [1] a demandé à la Commission Européenne de répondre à une question qui semble aussi naturelle qu’essentielle : « Est-ce qu’avec les données et analyses fournies par Monsanto, on peut être raisonnablement assuré de la non toxicité du maïs transgénique MON810 ? »
Les services de M. Barroso ont transmis la question à l’EFSA, qui n’a pas répondu. Néanmoins, de façon surprenante, l’AESA vient de juger infondée la décision, prise par le gouvernement français, de suspendre la culture du maïs MON810…
Selon le docteur Frédéric Jacquemart, président du GIET : « Le dossier du MON810, tel que présenté par Monsanto, ne permet pas d’infirmer le caractère toxique du maïs MON810, ce qui serait pourtant une condition préliminaire à toute réflexion sur une autorisation pour l’alimentation ». L’AESA vient, par son avis, de se déconsidérer définitivement et met ainsi en cause la crédibilité des institutions européennes. La balle est maintenant dans le camp de la Commission Européenne pour, ou non, restaurer la confiance dans l’UE
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le GIET communique
l’AFSSA, rendant un avis sur la clause de sauvegarde MON810, affirme qu’il n’y a pas de risque pour la santé. Or, les tests fournis par MONSANTO, non seulement se limitent à une toxico subchronique, mais encore, ILS NE PERMETTENT AUCUNE CONCLUSION Ce n’est pas la première fois que nous signalons ce fait, et je désespère. Une telle escroquerie intellectuelle est un scandale et suffit à discréditer totalement et l’EFSA, et Barroso, qui, prévenu, laisse faire (au contraire de Dimas, qui, lui, a tenté de suivre). Aucune suite dans les médias… Je ne sais pas comment faire pour faire connaître au public une telle évidence. Voir en pièces jointes CP et copie lettre à Barroso (qui n’a pas répondu, Dimas ayant, lui, saisi l’EFSA, laquelle n’a pas pu répondre, et pour cause).
Frédéric Jacquemart Lettre à Barroso http://www.altermonde-sans-frontiere.com/IMG/rtf/Barroso_mon810.rtf communiqué du GIET http://www.altermonde-sans-frontiere.com/IMG/rtf/Le_GIET_communique.rtf
Le GIET est une association culturelle créée en 1996, qui a pour vocation de réfléchir sur la nature de la science et à développer la transdisciplinarité. Le GIET est actuellement présent en Belgique, Allemagne, États-Unis et en France. Le Groupe, majoritairement constitué de chercheurs, n’a aucun engagement politique.

Orkney Islands, Beekeepers from the extreme

Karen Scott from the Centre of Rural Economy of the University of Newcastle give a interview on her work in Orkney.
In Orkney islands, beekeeping is alway extreme due to the climate. Without trees, covered by moors and subject to violent winds, the bees have been introduce here by men and can not survive without them. Varroa free, sanctuary of the european Apis Mellofera mellifera, commonly called black been, the Orkney Islands are today a reference in England. The Orkney Beekeepers Association try to protect the islands from the introduction of varroa mite and from the importation of hybrids bees.

Nicolas Géant, l’apiculteur des toits de Paris

Dans ce film, l’apiculteur des toits de Paris, Nicolas Géant visite ses ruches de la tour EDF à la Défense, puis à la Financière de l’Echiquier près de l’Arc de Triomphe pour finir sur le toit du restaurant La Tour d’Argent. En plein coeur de Paris, les images d’Eric Tourneret, le photographe des abeilles nous font voyager dans la ruche, sur les ruchers urbains de Nicolas l’apiculteur et sur les toits de Paris. Du Grand Palais au siège social de Louis Vuitton au Pont Neuf, Nicolas nous raconte sa passion des abeilles et son changement de vie. Images et vidéos réalisées en HD avec le Canon 5D mark 2.
Interviews, images, montage : Eric Tourneret.

Cher(e) candidat(e), Ça y est, nous sommes 10 000. L’équivalent d’une petite ville…

Mais nous n’allons pas nous arrêter là.

Si nous voulons être visible, il faut que nous soyons 10 ou 100 fois plus.

Nous vous proposons maintenant de partir en campagne !
Votre mission, si vous l’acceptez : organiser d’ici au 6 décembre une petite fête, un apéritif joyeux, une auberge espagnole, un déjeuner au travail, pour inviter ceux que vous aimez à se déclarer candidats.

Si chacun d’entre nous permet à 10 personnes de se déclarer, parmi sa famille, ses amis, ses collègues, nous serons bientôt 100 000.
Si ces 100 000 font de même, nous serons 1 000 000 !

Partagez les photos, les vidéos de vos meetings (ré)créatifs sur le groupe Facebook de la campagne ou sur le réseau social de Colibris.

Pour vous aider à mobiliser votre réseau, nous vous proposons ci-dessous un message à adapter à votre guise.
Pour aller plus loin, nous vous encourageons à aller voir toutes les informations sur la campagne et, particulièrement, comment vous impliquer sur votre territoire.
Et pour vous inspirer, nous vous proposons de regarder la légende du colibri par Wangari Maataï.
N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande.
Et rendez-vous dans quelques semaines pour de nouvelles aventures…

Toute l’équipe de Colibris

www.touscandidats2012.fr

Dans la république nucléaire française ou la pensée financière vide de vie est le dogme totalitaire, le consommateur va payer l’Ecocide nucléaire en milliard d’€uros.

Communiqué de presse du Réseau « Sortir du nucléaire » du 3 janvier 2012.

Stress-tests nucléaires : l’ASN recommande le chapelet et la pioche
« Tout va bien… mais on a quand même du pain sur la planche et on va aussi croiser les doigts, au cas-où. » C’est en substance le résumé des 375 pages hors-annexes du rapport de l’ASN sur les Evaluations complémentaires de sûreté – autrement dit, les stress-tests. Un rapport “à la louche“ dénué de toute rigueur scientifique.

Ces stress-tests, longuement évoqués suite à la catastrophe de Fukushima pour faire le point sur les installations françaises et leur capacité de résistance, avaient débutés le 1er juin. Pas franchement stressantes pour EDF, pas vraiment rassurantes pour les populations, le Réseau « Sortir du nucléaire » avait alors pointé du doigt des évaluations au rabais (1).

Ce mardi 3 janvier, le verdict est tombé : les centrales françaises seraient sûres, puisque l’ASN ne préconise pas de fermer de centrale, pas même celle de Fessenheim, la doyenne du parc français qui accumule pourtant les failles de sécurité et cristallise les tensions.

Des dizaines de milliards d’euros de travaux

Des centrales fiables… enfin, pas tout à fait : de la bouche même du président de l’Autorité de Sureté Nucléaire, des travaux colossaux sont à prévoir, nécessitant des investissements massifs. L’ASN n’a pour l’instant donné aucun chiffre, mais au vu des mesures préconisées par l’autorité, les travaux pourraient se compter en dizaines de milliards d’euros.

Les citoyens, qui devront payer l’essentiel de la facture, sont en droit de se demander le sens de cette conclusion : si le parc nucléaire français est sûr, pourquoi prévoir des travaux pharaoniques, qui s’avèrent lents, compliqués, et immensément chers ? A contrario, si les centrales ne sont pas sûres, cela signifie que leur vie est en jeu : dans ce cas, il est urgent d’arrêter les installations.

Des centrales passables pour un danger acceptable ?

Il faut lire entre les lignes pour le deviner mais l’aveu est là : l’ASN considère que les centrales sont passables… si l’on se réfère aux exigences de sûreté antérieures à Fukushima. Concernant les risques imprévisibles (terrorisme, piratage informatique, crashs d’avions, facteur humain, défaillances simultanées…) il est écrit noir sur blanc qu’aujourd’hui, le seuil de sûreté des installations n’est pas atteint(2).

Les recommandations de l’ASN en matière de travaux ne s’accompagnent pour le moment ni d’un calendrier précis, ni d’un budget défini ; l’ASN a toutefois demandé à EDF de fournir d’ici 6 mois un « noyau dur », soit un ensemble de dispositions matérielles et organisationnelles permettant de contrer la progression d’un accident grave. Le président de l’ASN, M. Lacoste, évoque par exemple une mise en place de « diesel d’ultime secours » pour chaque réacteur, mais « pas avant 2018 ». Et en attendant… on prie ?

Des investissements colossaux, un non-sens économique

Au moment même où le Président de la République parle d’une hausse de la TVA de plusieurs points et que la France traverse une crise économique sans précédent, la note paraît d’autant plus salée.

Elle l’est à plus forte raison au regard d’une très récente étude des énergéticiens de l’association Global Chance, qui estime qu’une sortie totale du nucléaire coûterait 60 milliards d’euros de moins qu’une poursuite du programme nucléaire français (2). La sortie du nucléaire, comme l’a démontré notre voisin allemand, serait beaucoup plus légère pour les finances publiques, tout en permettant la régénération du tissu économique et industriel français, en créant au passage d’ici 2020 plus de 600 000 emplois qualifiés non délocalisables.

Jean-Marie Brom, physicien nucléaire et porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire » conclue ainsi : « Ce rapport présente l’intérêt d’être rigoureusement non scientifique, car il ne repose que sur des études anciennes et non réactualisées : il est impubliable dans une revue scientifique. Par ailleurs, il est politique : on y trouve toutes les raisons de continuer les centrales, ou de les arrêter, selon la lecture qu’on en fait. Enfin, il est profondément religieux : nous devons espérer que rien ne se passe d’imprévisible d’ici à ce que l’on ait fait les travaux… »

(1) Lire à ce sujet le dossier d’actualité en ligne sur notre site “Stress tests“ des réacteurs : EDF pas trop stressée : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Stress-tests-des-reacteurs-EDF-pas
(2) Voir le rapport de l’ASN en page 225 -226 : http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Rapport-de-l-ASN-sur-les-evaluations-complementaires-de-surete-ECS
(3) Voir l’étude Quels coûts comparatifs pour une sortie du nucléaire en 20 ans et un scénatio de poursuite du nucléaire comme le scénario DGEC, à télécharger sur le sitehttp://www.global-chance.org/spip.php?article259

Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de plus de 900 associations et 56 000 personnes
Agréée pour la protection de l’environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/