Chez les Gbayas des hauts plateaux du Cameroun, les récoltes nocturnes prennent des allures de cérémonies sacrificielles.

Bee-Cameroun001
Un minibus antédiluvien reconverti en taxi brousse, des arbres couverts de fleurs, une piste de terre de latérite rouge composent une scène typique de savane arborée, sur les hauts plateaux de l’Adamamoua.

Bee-Cameroun002
Un apiculteur a fixé dans un arbre une ruche cylindrique traditionnelle fabriquée en nervures de palmier raphia, après avoir enduit les parois de cire d’abeille préparée dans une infusion de citronnelle pour attirer un essaim sauvage.

Bee-Cameroun003
Une fin d’après-midi, dans un village sur la route de Ngaoundal. C’est l’heure où les arbres reprennent la production du nectar, interrompue pendant les heures de grande chaleur.

Bee-Cameroun004
Sa Majesté Aboubakar Mohamadou Mbele, chef traditionnel de Ngaoundal, entouré des membres du conseil. Le pouvoir des chefferies traditionnelles est aujourd’hui en pleine renaissance.

Bee-Cameroun005
Au milieu de la brousse, les passagers d’u taxi attendent une réparation incertaine.

Bee-Cameroun006
Une colonie d’abeille adansonii a été repérée dans un arbre. Les Gbayas se font parfois guider par un oiseau friand de larves, l’indicator indicator, qui les emmène jusqu’aux nids et reçoit en échange sa part de la récolte.

Bee-Cameroun007
Un échafaudage sur l’un des géants de la forêt galerie : 40 à 50 mètres de haut et jusqu’à huit mètres de diamètre. Au premier plan, un homme tient un tubercule d’igname sauvage ramassé en chemin.

Bee-Cameroun008
Les hommes revêtent le lourd habit de fibres de bois, indispensable pour la récolte de jour. Cette essence particulière dégage une substance répulsive pour les abeilles.

Bee-Cameroun009
Le nid situé dans un creux de l’arbre, à plus de quinze mètres du sol, oblige le chasseur de miel à une ascension périlleuse sans assurance, exposé aux attaques.

Bee-Cameroun010
Le chasseur poursuit la construction l’échafaudage tout en montant : une technique rudimentaire mais efficace, qui ne demande que l’apport du raphia, le bois étant coupé sur place.

Bee-Cameroun011
Le chasseur de miel sort les galettes de miel à mains nues, en équilibre précaire à plus de quinze mètres du sol.

Bee-Cameroun012
Le panier de nervure de palmier raphia, chargé du précieux nectar, est redescendu au sol.

Bee-Cameroun013
Le panier de nervure de palmier raphia, chargé du précieux nectar, est redescendu au sol.

Bee-Cameroun014
Les mains du cueilleur de miel, exposées aux piqûres, sont soigneusement frottées avec la fibre de bois pour les imprégner de sève répulsive.

Bee-Cameroun015
Le chasseur agrandit un trou d’arbre abritant un nid à l’aide d’une hachette pour pouvoir y introduire la main.

Bee-Cameroun016
Le couvain est séparé des galettes de cire contenant les réserves de miel, transporté dans des paniers de raphia tressé, tapissés de feuilles de bananier.

Bee-Cameroun017
Après une trop maigre récolte, les chasseurs de miel enlèvent le lourd habit qui les a protégés des piqûres.

Bee-Cameroun018
Après une trop maigre récolte, les chasseurs de miel enlèvent le lourd habit qui les a protégés des piqûres.

Bee-Cameroun019
Galette de miel

Bee-Cameroun020
À l’assaut des abeilles sur un échafaudage de fortune.

Bee-Cameroun021
Ce mode de récolte, de jour et sans fumée, est de moins en moins pratiqué. Il provient de l’époque où, en temps de guerre, la forêt était le refuge des combattants. Le miel et l’eau, un peu d’igname sauvage, assurent à qui sait les trouver plusieurs semaines de subsistance.

Bee-Cameroun022
La récompense après la récolte.

Bee-Cameroun023
La récompense après la récolte.

Bee-Cameroun024
La savane arborée est propice à l’apiculture comme à l’élevage.

Bee-Cameroun025
Un fabricant rapporte au village des ruches cylindriques, qui seront habillées de palmes pour les fermer.

Bee-Cameroun026
Les hauts plateaux de l’Adamaoua étaient à l’origine recouverts par la forêt d’altitude. La pratique du brûlis par les éleveurs bororos et peuls a créé la savane arborée.

Bee-Cameroun027
La sortie de la mosquée le vendredi. L’Adamaoua, dominé par les Peuls, est en majorité musulman.

Bee-Cameroun028
Les conflits sont fréquents entre cultivateurs gbayas et éleveurs peuls, quand les bêtes dévastent les cultures.

Bee-Cameroun029
Une femme en somptueuse parure peule apporte son linge à l’étang ouvert dans le cœur de la forêt galerie.

Bee-Cameroun030
Scène de marché. Les paniers des vendeuses de farine de manioc, de maïs ou de riz sont souvent visités par des abeilles en manque de pollen. Plus les butineuses sont abondantes, plus la farine est réputée bonne.

Bee-Cameroun031
Dans tous les villages les femmes chrétiennes élaborent l’hydromel dans les cases, qui sont aussi les lieux de dégustation.

Bee-Cameroun032
Dans la brousse, pas de centrifugeuse : le miel est extrait manuellement par pressage.

Bee-Cameroun033
Dans la brousse, pas de centrifugeuse : le miel est extrait manuellement par pressage.

Bee-Cameroun034
Scène de marché. Les paniers des vendeuses de farine de manioc, de maïs ou de riz sont souvent visités par des abeilles en manque de pollen. Plus les butineuses sont abondantes, plus la farine est réputée bonne.

Bee-Cameroun035
Nana Saïdou est négociant en miel qu’il collecte en brousse et dans les villages pour le revendre dans les grandes villes et aux marchands nigériens.

Bee-Cameroun036
Nana collecte de la cire dans un village. C’est le matériau privilégié pour l’orfèvrerie.

Bee-Cameroun037
Joseph et sa femme, qui vivent en brousse, s’apprêtent à récolter l’une de leurs ruches posée dans un arbre.

Bee-Cameroun038
Joseph et sa femme, qui vivent en brousse, s’apprêtent à récolter l’une de leurs ruches posée dans un arbre.

Bee-Cameroun039
Joseph récolte ses ruches de nuit, torse et jambes nues pour éviter que des abeilles ne se prennent dans ses vêtements.

Bee-Cameroun040
Joseph récolte ses ruches de nuit, torse et jambes nues pour éviter que des abeilles ne se prennent dans ses vêtements.

Bee-Cameroun041
Joseph récolte ses ruches de nuit, torse et jambes nues pour éviter que des abeilles ne se prennent dans ses vêtements.

Bee-Cameroun042
Joseph récolte ses ruches de nuit, torse et jambes nues pour éviter que des abeilles ne se prennent dans ses vêtements.

Bee-Cameroun043
Joseph récolte ses ruches de nuit, torse et jambes nues pour éviter que des abeilles ne se prennent dans ses vêtements.

Bee-Cameroun044
La forme de cette ruche rend la récolte très prédatrice, car elle entraîne la destruction de la colonie.

Bee-Cameroun045
L’abeille africaine est réputée pour son agressivité, décuplée par certaines odeurs, comme celle de la transpiration. La fumée d’un flambeau d’herbes sèches pousse les abeilles à trouver refuge au fond de la ruche. Les galettes de cire sont rapidement passées au feu pour tuer les attaquantes.

Bee-Cameroun046
Joseph ouvre la termitière à l’aide de sa houe et commence la récolte.

Bee-Cameroun047
Le couvain et le miel d’une colonie installée dans une termitière abandonnée.

Bee-Cameroun048
Joseph enflamme une brassée d’herbes sèches pour enfumer cette colonie, qui a trouvé refuge dans une termitière abandonnée.

Bee-Cameroun049
Fait exceptionnel au sein de la famille apis melifera, l’abeille africaine niche souvent dans la terre. Le nid est détruit lors de la récolte, qui se fait de nuit, à l’aide d’une houe.

Bee-Cameroun050
Fait exceptionnel au sein de la famille apis melifera, l’abeille africaine niche souvent dans la terre. Le nid est détruit lors de la récolte, qui se fait de nuit, à l’aide d’une houe.

Bee-Cameroun051
Les enfants jouent un rôle important dans le repérage des colonies. Toute la famille participe à la récolte des galettes de miel, qui seront transportées dans des feuilles de bananier avant l’extraction.

Bee-Cameroun052
Nana Saïdou en pleine négociation avec un commerçant peul. Le miel est conditionné en jerricans de 20 litres, ou en sacs plastique de 50 litres pour l’exportation. Environ deux tonnes de miel s’apprêtent à partir pour le Nigéria.

Bee-Cameroun053
Le train qui relie Ngaoundéré à Yaoundé est la principale voie de communication du nord au sud. Il permet d’éviter les innombrables barrages de police, de douanes et autres tracasseries administratives aussi fréquentes que coûteuses.

Bee-Cameroun054
Le train qui relie Ngaoundéré à Yaoundé est la principale voie de communication du nord au sud. Il permet d’éviter les innombrables barrages de police, de douanes et autres tracasseries administratives aussi fréquentes que coûteuses.

Bee-Cameroun055
Èric en pleine action, à quinze mètres du sol, juste avant une attaque massive qui lui occasionnera une quarantaine de piqûres…