LE PEUPLE DES ABEILLES

Éric Tourneret  photographe

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Nouvelle-Zélande

Le miel de Manuka des Maoris

 

abeilles © Éric Tourneret

 

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Waikau Bay, un apiculteur inspecte ses ruches au soleil couchant.168 personnes vivent sur 50 km de côtes. Deux écoles, deux églises et quatre villages. La côte est très protégée, elle appartient aux Maoris. Sa propriété est morcelée du fait des héritages successifs et il est aujourd’hui impossible de la vendre.

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Waikau Bay, un apiculteur inspecte ses ruches. Les principales activités de la région, exploitation forestière, pêche, l’élevage des vaches et moutons rencontre un problème d’enclavement. L’agriculture s’est tarie dans les années 60 et déplacée vers des régions au sol plus riche et moins vallonnées. Depuis les années 60, le chômage et l’exode rural sont les plaies de la région.

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Norman Parata à Ruatoria pose en tenue d’apiculteur devant le marae de sa famille. Norman est en lui-même l’exemple du blues de la population de cette petite ville de la côte. Le chômage chronique, des emplois peu intéressants comme la tonte des moutons ou les travaux forestiers plongent les hommes dans l’alcoolisme et la dépression.
Norman, 39 ans, a grandi à Ruatoria jusqu’à la séparation de ses parents où il est parti à Gisborne. Il arrête l’école à 15 ans, et commence à travailler comme tondeur de moutons, bûcheron. S’installe plus tard comme maraîcher biologique, jusqu’en 2002. Il a vendu 5 ans ses légumes à Wellington. Célibataire, 3 enfants de 17, 16 et 7 ans avec une femme qui a partagé sa vie pendant 13 ans.

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Norman et son neveu qui travaille à la station essence locale se saluent par un Hongi traditionnel.

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Norman, père de famille, visite son fils et sa petite nièce gardés par une grand-tante pendant la saison apicole où il part travailler pendant la semaine près de Waikau Bay. La solidarité et l’entraide sont très présentes dans cette communauté villageoise maorie.

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Norman salue par un Hongi le policier de Ruatoria qui le visite pour lui demander un service : débarrasser la chaussée d’une ruche et des abeilles perdues par le camion d’un apiculteur.

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Ruatoria, Norman avec une amie d’enfance pendant la fête du dimanche après-midi. Les femmes paraissent mieux supporter la situation sociale. Pour les hommes maoris, elles ont beaucoup de mana, de force intérieure.

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Ruatoria, dimanche , 18 heures, la fête su week-end bat encore son plein même si certains donnent des signes de fatigues. Bûcherons, chômeurs, chasseurs, tondeurs de moutons, tous amis d’enfance, cousins proches ou éloignés, partagent leurs salaires hebdomadaires en bières et alcool. Le lendemain matin, l’on apprend que le fils de Norman, 19 ans, a eu un accident de voiture dans la nuit. Il s’en sort indemne, une voiture dans le fossé à l’entrée de la ville.

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Ruatoria. Norman  avec ses amis Steven, bûcheron et Torse, chasseur de sangliers. ils sont tous des pêcheurs amateurs par plaisir et nécessité.

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Ruatoria, lundi matin 11 heures, Steven le bûcheron attend un appel téléphonique pour un probable travail cette semaine.

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L’église anglicane de Raukokore, sur la côte Est, est devenue un symbole de la Nouvelle-Zélande. La tribu est propriétaire de la terre et de la côte. Elle élit des membres pour en gérer les dividendes et les investissements communautaires.

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Une fleur de Manuka.

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En médecine traditionnelle, l’arbre de Manuka est utilisé dans sa totalité. Les feuilles et l’écorce sont utilisées contre la fièvre, les problèmes urinaires ; l’inhalation de feuilles bouillies soigne le coryza. Le Manuka est aussi utilisé comme diurétique, sédatif, contre la mammite ou pour la guérison de fractures. L’écorce est aussi utilisée contre la constipation, les capsules mâchées sont utilisées contre la diarrhée, l’inflammation et la dysenterie.

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Butinage d’une abeille sur des fleurs de Manuka.
Les premiers colons européens de Nouvelle-Zélande utilisaient les feuilles de manuka comme un substitut au thé. Le capitaine Cook l’utilisa pour combattre le scorbut durant ses longues explorations de l’hémisphère sud. De plus, il mit en garde sur ses propriétés vomitives en cas de forte concentration ou consommation.

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Butinage d’une abeille sur des fleurs de Manuka.
Les premiers colons européens de Nouvelle-Zélande utilisaient les feuilles de manuka comme un substitut au thé. Le capitaine Cook l’utilisa pour combattre le scorbut durant ses longues explorations de l’hémisphère sud. De plus, il mit en garde sur ses propriétés vomitives en cas de forte concentration ou consommation.

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L’arbre qu’il est le plus commun de rencontrer en Nouvelle-Zélande est le manuka. On le retrouve dans les îles nord, sud et les îles Stewart. Il est présent dans de nombreux habitats des basses terres jusqu’au climat alpin à 1 400 m. Il a occupé toutes les zones déforestées par les Européens pour reconvertir les forêts en pâturages. Il est considéré comme une espèce endémique de la Nouvelle-Zélande.

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Butinage d’une abeille sur des fleurs de Manuka.
Les premiers colons européens de Nouvelle-Zélande utilisaient les feuilles de manuka comme un substitut au thé. Le capitaine Cook l’utilisa pour combattre le scorbut durant ses longues explorations de l’hémisphère sud. De plus, il mit en garde sur ses propriétés vomitives en cas de forte concentration ou consommation.

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Waikau Bay. Quatre pêcheurs locaux pêchent à la langouste pour l’exportation. Ils ont acquis une licence de pêche à des compagnies qui appartiennent aux communautés maoris. Les leaders maoris comme Wira Gardiner font face à un dilemme constant entre économie de marché et préservation des ressource pour les génération suivantes.

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Signe identitaire puissant, les tatouages faciaux traditionnels Moko ont presque disparu pendant la première partie du XXe siècle quand l’assimilation était l’idéologie dominante. À partir des années 60, on le retrouve dans la population carcérale maorie. Puis dans les années 70, il devient le symbole des activiste nationalistes maori. Aujourd’hui, avec la renaissance et la reconnaissance de la culture Maori, la jeunesse universitaire maorie se l’approprie également.

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Signe identitaire puissant, les tatouages faciaux traditionnels Moko ont presque disparu pendant la première partie du XXe siècle quand l’assimilation était l’idéologie dominante. À partir des années 60, on le retrouve dans la population carcérale maorie. Puis dans les années 70, il devient le symbole des activiste nationalistes maori. Aujourd’hui, avec la renaissance et la reconnaissance de la culture Maori, la jeunesse universitaire maorie se l’approprie également.

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Dommy Donald Collier. 36 ans, a grandi près de Waihau Bay, sa famille est partie vivre à Opotiki quand il avait 7 ans. Il a quitté l’école à 15 ans pour travaille avec son père. Puis après dix ans de petits boulots, il commence l’apiculture à Whakatane avec un apiculteur pakeha. Apiculteur depuis cinq ans, il a rejoint l’équipe de Wakaari depuis 7 mois. Depuis heureux d’avoir trouver du travail dans le coin de son enfance, il profite de ses week-end pour pêcher avec son fils aîné avec son petit bateau. Équilibré, peu sensible au chant de sirène du pub voisin, il profite avec sa femme et ses trois enfants de sa nouvelle maison à 50 mètres de l’océan. Un quatrième est en route.

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Dommy Donald Collier. 36 ans, a grandi près de Waihau Bay, sa famille est partie vivre à Opotiki quand il avait 7 ans. Il a quitté l’école à 15 ans pour travaille avec son père. Puis après dix ans de petits boulots, il commence l’apiculture à Whakatane avec un apiculteur pakeha. Apiculteur depuis cinq ans, il a rejoint l’équipe de Wakaari depuis 7 mois. Depuis heureux d’avoir trouver du travail dans le coin de son enfance, il profite de ses week-end pour pêcher avec son fils aîné avec son petit bateau. Équilibré, peu sensible au chant de sirène du pub voisin, il profite avec sa femme et ses trois enfants de sa nouvelle maison à 50 mètres de l’océan. Un quatrième est en route.

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Che Rawiri (nom anglais Stirling), 32 ans, 4 enfants, sa femme en attend un cinquième. Originaire de Raukokore, a arrêté l’école à 17 ans pour devenir joueur de rugby, a étudié un an à l’université maori à Whakatané. Puis, il travaille quelque temps comme saisonnier puis pendant cinq ans dans une ferme de kiwi ou il perd le moral : taille, traitement, récolte, taille, traitement… Jusqu’à ce qu’on lui propose ce boulot d’apiculteur, sur les terres de sa famille. De la nouveauté, du challenge, le bonheur de la transmission aux enfants, cette liberté de vie de chasser, de pêcher, dans la nature. Sa maison est à 25 mètres de la mer, celle de la grand-mère à portée de voix, une tante pas loin…Tout le monde est apparenté. Che est un revenant de l’exode qui peut aujourd’hui transmettre à ses enfants le privilège de sur la terre de ses ancêtres dignement.

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Che Rawiri (nom anglais Stirling), 32 ans, 4 enfants, sa femme en attend un cinquième. Originaire de Raukokore, a arrêté l’école à 17 ans pour devenir joueur de rugby, a étudié un an à l’université maori à Whakatané. Puis, il travaille quelque temps comme saisonnier puis pendant cinq ans dans une ferme de kiwi ou il perd le moral : taille, traitement, récolte, taille, traitement… Jusqu’à ce qu’on lui propose ce boulot d’apiculteur, sur les terres de sa famille. De la nouveauté, du challenge, le bonheur de la transmission aux enfants, cette liberté de vie de chasser, de pêcher, dans la nature. Sa maison est à 25 mètres de la mer, celle de la grand-mère à portée de voix, une tante pas loin…Tout le monde est apparenté. Che est un revenant de l’exode qui peut aujourd’hui transmettre à ses enfants le privilège de sur la terre de ses ancêtres dignement.

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La récolte du miel de Manuka a commencé et les apiculteurs se déplacent de rucher en rucher ouvrir les ruches et en extraire les cadres de miel. Le varroa est arrivé tardivement en Nouvelle-Zélande mais aujourd’hui les apiculteurs sont obligés de traiter les ruches juste après la récolte.

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La récolte du miel de Manuka a commencé et les apiculteurs se déplacent de rucher en rucher ouvrir les ruches et en extraire les cadres de miel. Le varroa est arrivé tardivement en Nouvelle-Zélande mais aujourd’hui les apiculteurs sont obligés de traiter les ruches juste après la récolte.

abeilles © Éric Tourneret

 

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La récolte du miel de Manuka a commencé et les apiculteurs se déplacent de rucher en rucher ouvrir les ruches et en extraire les cadres de miel. Le varroa est arrivé tardivement en Nouvelle-Zélande mais aujourd’hui les apiculteurs sont obligés de traiter les ruches juste après la récolte.

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Les véhicules tout terrains des apiculteurs s’enfoncent dans les terres sur des pistes agricoles pour rejoindre les ruchers éloignés près des forêts de Manuka. Bien que cet arbre soit présent sur des centaines de milliers d’hectares sur les terres communautaires, les routes sont rares et les emplacements pour les ruchers sont disputés.

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Les véhicules tout terrains des apiculteurs s’enfoncent dans les terres sur des pistes agricoles pour rejoindre les ruchers éloignés près des forêts de Manuka. Bien que cet arbre soit présent sur des centaines de milliers d’hectares sur les terres communautaires, les routes sont rares et les emplacements pour les ruchers sont disputés.

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Les véhicules tout terrains des apiculteurs s’enfoncent dans les terres sur des pistes agricoles pour rejoindre les ruchers éloignés près des forêts de Manuka. Bien que cet arbre soit présent sur des centaines de milliers d’hectares sur les terres communautaires, les routes sont rares et les emplacements pour les ruchers sont disputés.

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Pendant la récolte, des milliers d’abeilles de race italienne volent en tous sens autour des apiculteurs. Les dards des gardiennes ne peuvent rien contre ce prédateur à deux pattes qui, protégé sous sa combinaison, ne craint pas ses assauts.

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Les cadres d’une ruche s’alignent parfaitement, les abeilles profitent de cet instant de répit pour remplir leur jabot de miel.

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Dans un chaos indescriptible, les abeilles volent en tous sens autour des hausses de cadre fraîchement récolté. La récolte se réalise sans enfumoir, elle doit être rapide pour éviter le pillage du miel par les abeilles, la folie du miel qui peut rendre le travail des hommes difficile.

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Sur les cadres d’une ruche ouverte, les abeilles profitent des cellules éventrées pour remplir leur jabot du miel.

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Les véhicules tout terrains des apiculteurs s’enfoncent dans les terres sur des pistes agricoles pour rejoindre les ruchers éloignés près des forêts de Manuka. Bien que cet arbre soit présent sur des centaines de milliers d’hectares sur les terres communautaires, les routes sont rares et les emplacements pour les ruchers sont disputés.

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Tamaona Waaka Vercoe. Businessman maori, 62 ans, président de la société Maori Investissment Limited. Dans son marea devant la sculture d’un ancêtre de son clan.il est l’un des premiers Maori a avoir reçu une formation supérieure, en économie. Il a travaillé à la banque centrale à Auckland avant de revenir vers sa terre à 35 ans. Aujourd’hui, propriétaire de plusieurs fermes de laitières. Pour les Maori, le passé est devant nous, il est connu, c’est la généalogie, l’histoire des ancêtres, dont on tire de l’expérience pour le présent. Mais le futur est derrière nous, car il est inconnu. On peut parfois tourner la tête pour tenter de l’apercevoir, mais il reste inconnu, c’est pourquoi il vaut mieux rester dans le présent. Tamaona est fort de son grand écart entre la vision maorie du monde, et son apprentissage de l’économie européenne.

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Célébration de l’arrivé du canoë Te Aurere Waka sur la plage de Whangaparaoa. Cette immense pirogue double, semblable à celles des premiers arrivants a été construite pour prouver au monde des Pakehas que la colonisation de la Nouvelle-Zélande aux XIIIe et XIVe siècles ne doit rien au hasard. Depuis quinze ans, les canoës des Maoris sillonnent l’océan Pacifique.

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Célébration de l’arrivé du canoë Te Aurere Waka sur la plage de Whangaparaoa. Cette immense pirogue double, semblable à celles des premiers arrivants a été construite pour prouver au monde des Pakehas que la colonisation de la Nouvelle-Zélande aux XIIIe et XIVe siècles ne doit rien au hasard. Depuis quinze ans, les canoës des Maoris sillonnent l’océan Pacifique.

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Au village de Whangaparaoa, dans le marae, les marins du Te Aurere Waka sont accueillis avec céremonie.

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Au village de Whangaparaoa, dans le marae, les marins du Te Aurere Waka sont accueillis avec céremonie.

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Au village de Whangaparaoa, dans le marae, les marins du Te Aurere Waka sont accueillis par un déjeuner communautaire. La fête durera jusqu'au dîner et les hôtes seront installés pour la nuit dans le marae.

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Tuihana Pook, la directrice de l’école de Whangaparaoa, 58 ans, veille sur trente élèves âgés de deux à seize ans, tous membres de la même tribu ou liés par une généalogie commune. En vingt ans, le niveau scolaire des Maoris a rejoint celui des Pakehas, ils accèdent à l’université, même si les universitaires maoris sont encore en minorité. Elle enseigne la langue maori depuis 1990. Tuihana Pook a eu l’idée de la création d’une société apicole maori locale pour profiter de la manne des fleurs de manuka et développer des emplois qui obligent les jeunes à s’exiler ou à partir à Whakatane à deux heures de route.

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Émission en langue maori à la radio communautaire de Whakatane.

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À Wongaparoa, la miellerie de Whakaari International. Elle a été bâtie il y a quelques années. Une grande salle impeccable, une chaîne d’extraction protégée par un filet pour éviter les pillards en maraude. Quatre femmes et un homme maoris y travaillent pendant la saison.

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À Wongaparoa, la miellerie de Whakaari International. Elle a été bâtie il y a quelques années. Une grande salle impeccable, une chaîne d’extraction protégée par un filet pour éviter les pillards en maraude. Quatre femmes et un homme maoris y travaillent pendant la saison.

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À Wongaparoa, la miellerie de Whakaari International. Elle a été bâtie il y a quelques années. Une grande salle impeccable, une chaîne d’extraction protégée par un filet pour éviter les pillards en maraude. Quatre femmes et un homme maoris y travaillent pendant la saison.

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À Wongaparoa, la miellerie de Whakaari International. Elle a été bâtie il y a quelques années. Une grande salle impeccable, une chaîne d’extraction protégée par un filet pour éviter les pillards en maraude. Quatre femmes et un homme maoris y travaillent pendant la saison.

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À Wongaparoa, la miellerie de Whakaari International. Elle a été bâtie il y a quelques années. Une grande salle impeccable, une chaîne d’extraction protégée par un filet pour éviter les pillards en maraude. Quatre femmes et un homme maoris y travaillent pendant la saison.

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Vendredi soir au pub de Waikau Bay toute l’équipe de Whakaari se retrouve autour d’un verre. Tradition bien anglaise…

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Dans la région du lac Taupo et des Volcans Ruaperu (2797 m) et Tongariro (1978 m), les apiculteurs apportent leurs ruches pour la floraison tardive des fleurs de Manuka en février due à l’altitude et à la température. Dans la mythologie polynésienne, les êtres humains, les éléments et tout ce qui compose la nature descendent du Père Ciel et de la Mère Terre. C’est la raison pour laquelle les anciens Maoris s’identifiaient à l’ensemble de la nature.

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Une jeune Maori déguste du miel de manuka.
Peter Molan, de l’université de Waikato (NZ) a fait des recherches sur les propriétés thérapeutiques du miel de manuka. Tous les miels de manuka contiennent une enzyme spécifique, l’UMF (unic manuka factor), qui produit du péroxyde d’hydrogène, un antiseptique reconnu et antibactériens dont le taux varie énormément d’un miel à l’autre. Les taux contenus dans le miel de Manuka sont environ dix fois supérieurs à ceux que l’on trouve dans les autres miels.

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Ruatoria. Dans l’unique supermarché de la ville, l’on trouve en rayon du miel de Manuka.
Tous les miels de Manuka sont testés en laboratoire pour recevoir l’appellation UMF, dont le chiffre varie de 10 à plus de 20 selon le taux. Moins de 10, pas d’appellation. Il y a un siècle, les Maoris utilisaient déjà le miel d’abeilles sauvages pour soigner les blessures. Ils l’appellent miere en langue maori.

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À la sortie du culte devant l'église anglicane de Raukokore, les familles Maoris côtoient les descendants des colons, les Pakehas.

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À la sortie du culte devant l'église anglicane de Raukokore, une famille Maori.

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Ruatoria. De jeunes adolescents imitent, sans être vraiment crédibles, les chanteurs de rap américains qu’ils visionnent sur les chaînes satellites. La nouvelle génération est l’espoir des Maoris. Le parti maori, formé en juillet 2004, a aujourd’hui 4 sièges sur 122 au parlement de Nouvelle-Zélande. Sa présence au centre de l’échiquier politique en fait un allié nécessaire pour les deux grands partis conservateur et travailliste. La population d’origine maori est de 22%.

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Tame Iti est un activiste connu de tous les Maoris de Nouvelle-Zélande. Il a rejoint les nationalistes Maoris dans les mouvements protestataires des années 70. C’est également un artiste qui pratique des performances alliant danse et théâtre. En 2005 pendant une fête traditionnelle, il fait feu sur le drapeau de la NZ et il est poursuivi en justice. Le 15 octobre 2007, il est arrêté ainsi que seize personnes de son village lors d’un raid policier antiterroriste. Relâché, il devient malgré lui le héros de la cause maorie.