LE PEUPLE DES ABEILLES

Éric Tourneret  photographe

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Les abeilles de Paris

 

 

abeilles © Éric Tourneret

 

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Paris, opéra Garnier. Jean Paucton, 76 ans, a installé ses ruches il y a vingt ans sur le toit de l’Opéra, par hasard.
Accessoiriste, il suit les cours d’apiculture à la Société Centrale au jardin du Luxembourg. Entre Paris et la Creuse, il ne sait que faire d’une ruche offerte par un ami. C’est le pompier de l’opéra, qui lui-même élevait des poissons dans la réserve d’eau souterraine qui donne l’idée de poser ses abeilles sur les toits de Garnier.

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Paris, opéra Garnier. Jean Paucton, 76 ans, sur le toit de l’Opéra en train d’ouvrir une ruche et d’inspecter un cadre.
« En apiculture urbaine, l’élevage des abeilles est plus facile parce que, d’une part la température est plus douce à Paris, d’environ 3°C, ce qui leur permet de sortir davantage. Et que, d’autre part la flore est très diversifiée : tilleuls, marronniers… »

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Paris, opéra Garnier. Jean Paucton
« L’opéra, c’est un peu le hasard d’une ruche que j’ai laissée dans le couloir de mon appartement rue de Richelieu. Juste derrière, il y avait les 400 tilleuls du Palais Royal. »

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Paris, opéra Garnier. Jean Paucton, 76 ans, porte une ruchette devant l’opéra Garnier.
« Je suis devenu malgré moi l’apiculteur le plus célèbre au monde. Et j’ai commencé à vendre chez Fauchon en passant les voir. Cela ce faisait comme cela alors.
Ma clientèle est surtout séduite par le côté « Opéra de Paris ». Sur la Tour Eiffel, cela marcherait aussi. C’est un petit cadeau pas cher. Je vends les 125 grammes à 4,50 €, cela fait du 36 € le kilo. Le prix public atteint 120 € du kilo, ce qui en fait l’un des miels les plus chers au monde.

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Paris, opéra Garnier. Jean Paucton, 76 ans sur le toit de l’opéra.
« L’apiculture urbaine est un moyen de faire comprendre aux gens ce qui se passe dans le monde apicole. Quand l’abeille meurt, l’environnement est vraiment en danger. »

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Jean Paucton, chez lui à Coignières dans les Yvelines.
« Il m’arrive de récolter plus de 100 kilos par ruche à Paris pour moins de 20 à Coignières ou dans la Creuse. J’ai cinq ruches actuellement à l’opéra. Je récolte peu à peu, cadre par cadre, le passage pour se rendre sur les toits est étroit. En principe, j’y vais le dimanche ».

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Olivier Darné, plasticien apiculteur urbain a posé ses premières ruches en 2000 sur le toit de la Mairie de Saint-Denis, au pied de la basilique. Son rucher compte 40 ruches. Il a choisi les abeilles comme médium, et pose depuis des années abeilles et questions sur les trottoirs des villes.

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Henry Meynadier, 62 ans, P-dg de l’agence de communication Anatome, dans son bureau où il a installé une ruche.
« J’ai passé mon enfance dans les Cévennes, et j’ai dû avoir ma première ruche à 10 ans. L’apiculture est l’histoire de ma famille, de mes racines… J’ai installé cette ruche il y a 4 ans, à la suite d’un déjeuner avec Henri Clément, responsable national de l’UNAF. Le propos du déjeuner portait sur le souci qui était le sien de pouvoir résister au lobby des pesticides et de ces sociétés internationales qui pourrissent notre environnement. Comme j’ai une agence de communication institutionnelle qui travaille beaucoup sur les grandes questions d’intérêt publique, je lui ai proposé de façon militante de contribuer à leur communication, de réfléchir avec lui à la façon dont on pouvait établir des ligne de résistance à ces lobbies. »

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Roger Hottin et Maurice Henriot de l’association des Amis des Clos à Pêches de Bagnolet.
« Les communes environnantes de Paris étaient des communes maraîchères. Les buttes entre Montreuil et Bagnolet étaient couvertes de glaïeuls et qui se vendaient le dimanche au marché. Maintenant, il n’y a plus rien. Dans les années 50, la banlieue était encore le potager de Paris, il y avait les asperges d’Argenteuil, les pêches de Montreuil et de Bagnolet. »

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Le 4 juin 2009, Nicolas Géant a installé une ruche sur le toit du Grand Palais à Paris.
« J’ai à peu près 150 ruches à l’ouest de Paris, une chez Vuitton au Pont-Neuf et aujourd’hui deux sur le toit du Grand Palais. Mon objectif en posant ces ruches en plein cœur de Paris est de montrer du doigt ce paradoxe : l’abeille des villes se porte très bien alors que celle des champs – pas de la campagne – va très mal. Cela démontre qu’il y a des problèmes actuellement. J’ai donc cherché un lieu mythique sur Paris, je voulais que ce soit vers les Champs-Elysées que tout le monde connaît, de New York à Tokyo.

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Sur le toit du Grand Palais à Paris, Nicolas Géant ouvre une ruche.
« Le miel du Grand Palais sera vendu sur place. Il y a pour le moment deux ruches, et l’objectif est de monter à cinq ou six. Je veux systématiser cette démarche auprès des grandes entreprises en ville, à Paris et ailleurs : je suis en train de monter un projet avec Google, dont la moitié des toits en Californie est équipé de panneaux photovoltaïques. Mon message principal est remettre l’abeille au plus proche de l’homme comme elle l’a toujours été.

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Nicolas Géant dans l’ascension des toits du Grand Palais

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Nicolas Géant dans l’ascension des toits du Grand Palais

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L’installation de la première ruche sur le toit du Grand Palais

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Sur le toit du Grand Palais, l’installation de la première ruche avec le président du Grand Palais, Yves Saint-Geours et les photographes des agences de presse. Cette installation a connu un franc succès et depuis, le Grand Palais reçoit chaque semaine des demandes de tournage des télévisons du monde entier.

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Le rucher de la Société Centrale d’Apiculture au jardin du Luxembourg bourdonne comme une ruche pendant les cours d’initiation à l’apiculture. En 2009, les inscriptions aux cours ont été remplies en deux heures. L’engouement pour l’apiculture est grand. À Paris et en province, il ne s’est jamais vendu autant de ruches pour les amateurs.

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Un nouveau rucher pédagogique est monté pour les enfants de l’Institut National des Jeunes Sourds. Inauguré le 4 juin, ce rucher de quatre ruches est installé dans le grand jardin de l’Institut sur le boulevard Saint-Michel. Le but est l’épanouissement et l’éveil d’élèves en partie coupés du monde par l’approche du monde fascinant des abeilles.

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Un nouveau rucher pédagogique est monté pour les enfants de l’Institut National des Jeunes Sourds. Inauguré le 4 juin, ce rucher de quatre ruches est installé dans le grand jardin de l’Institut sur le boulevard Saint-Michel. Le but est l’épanouissement et l’éveil d’élèves en partie coupés du monde par l’approche du monde fascinant des abeilles.

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Christophe Morlon, professeur de sculpture, auprès de ses ruches sur le toit du lycée professionnel Jean-Jaurès dans le 19e. « Nous avons mis des ruches sur le lycée début juillet 2008 pour sensibiliser des élèves souvent en difficulté (le lycée est un EREA, établissement régional d’enseignement adapté), qui ont besoin de repères ».

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Daniel Jodet, 60 ans. « Je suis sculpteur et professeur aux Beaux Arts de Paris. « Mon grand-père était agriculteur et avait une ou deux ruches. C’était la tradition à la campagne, il fallait avoir des abeilles, des vaches, des chèvres, des poules, des lapins dans un souci d’autosuffisance.

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Daniel Jodet, 60 ans. « Je suis sculpteur et professeur aux Beaux Arts de Paris. « Mon grand-père était agriculteur et avait une ou deux ruches. C’était la tradition à la campagne, il fallait avoir des abeilles, des vaches, des chèvres, des poules, des lapins dans un souci d’autosuffisance.

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Jean Paucton au parc de la Villette, met en ruche un essaim pour peupler son rucher. « À la Villette, je donne des cours sur l’élevage des abeilles aux adultes et aux enfants ». Cette initiation rapide à l’apiculture est très prisée car actuellement, tout le monde veut en savoir plus sur les abeilles. Pour moi, l’apiculture urbaine permet de dénoncer tout ce qu’on déverse dans les champs, les insecticides comme le Cruiser, les herbicides…».

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Sur le toit du centre d’animation de la place des Fêtes dans le 19e, le rucher de Rémy Vanbremeersch, 43 ans. Pour lui, l’apiculture est une histoire de famille. J’ai commencé à travailler comme steward pour des compagnies aériennes. Après avoir vécu à Paris, il n’est pas facile de reprendre une ferme, et l’agriculture est devenu trop chimique, j’ai déversé des insecticides dans les champs quand j’étais jeune, je n’ai pas envie de recommencer cela.

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Sur le toit du centre d’animation de la place des Fêtes dans le 19e, le rucher de Rémy Vanbremeersch, 43 ans. Pour lui, l’apiculture est une histoire de famille. J’ai commencé à travailler comme steward pour des compagnies aériennes. Après avoir vécu à Paris, il n’est pas facile de reprendre une ferme, et l’agriculture est devenu trop chimique, j’ai déversé des insecticides dans les champs quand j’étais jeune, je n’ai pas envie de recommencer cela.

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Yves Védrenne du SNA sur le rucher du Parc Monceau.
« Il ne faut pas dire que chacun peut avoir sa ruche dans son jardin. L’apiculture nécessite d’être formé, de disposer d’un espace suffisant pour les abeilles. En ville, on préfère une race d’abeille douce comme la Buckfast. »

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Louis Pernot, 50 ans, pasteur à l’église réformée de l’Étoile, a installé trois ruches il y a trois ans sur le toit de cet édifice néo-baroque donnant sur l’avenue de la Grande armée. « Mes paroissiens trouvent cela super, les jeunes viennent voir, les gens s’intéressent, ils trouvent cela original et ils m’achètent mon miel qui s’arrache et offre un complément financier à la paroisse. J’ai fait des études d’ingénieur. La difficulté de l’apiculture à Paris, ce sont les voisins. Ils aiment bien la campagne à la télé mais quand des abeilles viennent sur leurs fleurs, ils ont peur. »

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Une abeille en train d’aspirer du miel.

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Sur un cadre de cire, des abeilles sur le couvain (le lieu de ponte des œufs et d’élevage des larves). On peut voir, en plus clair, le miel recouvert de cire.

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Un apiculteur en train de sortir un cadre de cire recouvert d’abeilles d’une ruche.

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Une abeille aspire une goutte de miel.

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Jean Paucton au parc de la Villette, met en ruche un essaim pour peupler son rucher. « J’ai commencé à poser des ruches vers Guéret dans la Creuse. Depuis, l’agriculture a changé, il y avait alors une grande diversité, on plantait du trèfle, on faisait les foins, les paysans avaient tous des ruches. Depuis, les haies ont disparu, comme les paysans. Il y avait un gars dans le coin qui s’y connaissait un peu mieux que les autres, venait faire les récoltes et s’occupait des ruches. Certains avaient une peur noire de leurs abeilles qui étaient des races locales. J’ai commencé comme cela, j’en ai eu deux, quatre, puis dix, puis douze. Je ne m’en occupais pratiquement pas, cela fonctionnait très bien, je venais quelques week-end par an, les abeilles avaient à manger. Puis les haies ont depuis disparu, les bords des chemins sont maintenant traités au Round up, un herbicide. Le pivot s’est produit dans les années 94 quand sont apparus les champs de tournesols, de colza. La monoculture s’est installée avec la mort des anciens. Les jeunes ont repris les exploitations et ont commencé à traiter. Les ruches se sont affaiblies et toute une tradition agricole a disparu.

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Séquence d’un œuf d’abeille, à la larve, puis à la nymphe dépourvue de pigmentation jusqu’à la phase finale avant la naissance où la future abeille se pigmente.

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À Montreuil, Alain Llobregat, 41 ans, photographe et décorateur, apiculteur depuis 3 ans et son maître en apiculture, son voisin Jacques Linon, 69 ans. Leurs jardins communiquent, ils sont séparés par une petite clôture qui se traverse par une échelle. Le hasard est souvent de la partie dans l’initiation à l’apiculture. Ici, c’est une histoire de transmission, qui commence par une ruche récupérée par Jacques et qu’Alain accepte d’installer sur le toit de son atelier. Depuis, ils travaillent ensemble pour les gros travaux, les récoltes, les traitements.
Jacques a deux ruches et demi, c’est beau à voir. L’an dernier, il a produit 30 kilos par ruche. « C’est une passion car je ne vends pas le miel, je le donne, dit Alain. C’est un miel très parfumé, fruité, un vrai plaisir. Quand on est dans les abeilles, on se vide l’esprit, on ne peut pas penser à autre chose.

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À Montreuil, Alain Llobregat, 41 ans, photographe et décorateur, apiculteur depuis 3 ans et son maître en apiculture, son voisin Jacques Linon, 69 ans. Leurs jardins communiquent, ils sont séparés par une petite clôture qui se traverse par une échelle. Le hasard est souvent de la partie dans l’initiation à l’apiculture. Ici, c’est une histoire de transmission, qui commence par une ruche récupérée par Jacques et qu’Alain accepte d’installer sur le toit de son atelier. Depuis, ils travaillent ensemble pour les gros travaux, les récoltes, les traitements.
Jacques a deux ruches et demi, c’est beau à voir. L’an dernier, il a produit 30 kilos par ruche. « C’est une passion car je ne vends pas le miel, je le donne, dit Alain. C’est un miel très parfumé, fruité, un vrai plaisir. Quand on est dans les abeilles, on se vide l’esprit, on ne peut pas penser à autre chose.

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Hervé Robert- Garouel, 53 ans, dans le rucher dont il s’occupe aux arènes de Nanterre. Artisan peintre, Hervé a commencé l’apiculture en 2003. Également moniteur de plongée et de biologie sous-marine, il cherchait une seconde passion. Après des cours d’apiculture amateur à la SCA, il installe un rucher dans la vallée de l’Eure et s’occupe de plusieurs ruches comme celles des arènes de Nanterre. Le rucher de la Ferme du bonheur a pour vocation d’être support d’animations et de produire le miel dont la vente soutient l’association. Un projet de rucher pédagogique est à l’étude.

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Hervé Robert- Garouel, 53 ans, dans le rucher dont il s’occupe aux arènes de Nanterre. Artisan peintre, Hervé a commencé l’apiculture en 2003. Également moniteur de plongée et de biologie sous-marine, il cherchait une seconde passion. Après des cours d’apiculture amateur à la SCA, il installe un rucher dans la vallée de l’Eure et s’occupe de plusieurs ruches comme celles des arènes de Nanterre. Le rucher de la Ferme du bonheur a pour vocation d’être support d’animations et de produire le miel dont la vente soutient l’association. Un projet de rucher pédagogique est à l’étude.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Jean Paucton au parc de la Villette, les abeilles volent en tous sens.

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Une abeille se gorge de miel sur un cadre de cire aux cellules remplies de nectar.

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Dans l’atelier de Jean Paucton à Coignière, l’apiculteur le plus célèbre au monde présente son miel d’exception. Un pot de 125 gr s’achète 15 € chez Fauchon. L’un des plus originaux souvenirs de Paris.

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Découpe manuelle des étiquettes du miel le plus cher du monde, celui de l’Opéra de Paris.
Et, paradoxalement, l’un des plus artisanaux.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Découpe manuelle des étiquettes du miel le plus cher du monde, celui de l’Opéra de Paris.
Et, paradoxalement, l’un des plus artisanaux.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Un pot de miel de l’opéra Garnier.
« Quand je suis remonté sur le toit, une semaine après avoir posé ma première ruchette, c'était une véritable miellerie, raconte Jean Paucton. Elle dégoulinait de nectar ! C’est un miel très parfumé, avec des accents de citron et de menthe. Ce n'est pas du tout un miel banal, comme celui du colza ou du tournesol ».

abeilles © Éric Tourneret

 

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Le 6 mai 2009, inauguration de la ruche sur la terrasse du siège social de Louis Vuitton, près du Pont Neuf, en présence d’Yves Carcelle, P-dg de Louis Vuitton. Selon Nicolas Géant, à l’origine de cette démarche, « la direction Développement durable du groupe LVMH a été séduite par le projet. Ils veulent en faire une vitrine, dans un premier temps à l’interne. Mon idée, c’est de travailler avec les entreprises engagées dans une démarche de développement durable. Je reste propriétaire des ruches et je propose de monter un projet autour des abeilles ».

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Le 6 mai 2009, inauguration de la ruche sur la terrasse du siège social de Louis Vuitton, près du Pont Neuf, en présence d’Yves Carcelle, P-dg de Louis Vuitton. Selon Nicolas Géant, à l’origine de cette démarche, « la direction Développement durable du groupe LVMH a été séduite par le projet. Ils veulent en faire une vitrine, dans un premier temps à l’interne. Mon idée, c’est de travailler avec les entreprises engagées dans une démarche de développement durable. Je reste propriétaire des ruches et je propose de monter un projet autour des abeilles ».

abeilles © Éric Tourneret

 

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Sacha Lebrero

Après des études universitaires de mathématiques, Sacha travaille dans l’informatique. Il ne reste que quelques mois chez Ernst & Young : « c’est pas fait pour moi, j’ai donc décidé d’aller vers un domaine beaucoup plus humain et j’ai travaillé quelques années dans le social ». En 2006, après avoir fait le constat que 40 % de son temps s’écoule en travail administratif, il décide de passer à autre chose. Pendant un tour de la France solitaire à vélo, il rencontre des paysans, et un apiculteur qui l’initie. « Le matin, je voyais des cerfs, des sangliers, c’était magique ». En 2008, il entame une formation professionnelle d’apiculture à Poitiers. « J’ai déjà 30 ruches à Limoges, plus celles de la région parisienne, 40 au total. Je me suis associé avec un apiculteur qui souhaite prendre sa retraite.