LE PEUPLE DES ABEILLES

Éric Tourneret  photographe

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abeilles © Éric Tourneret

 

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Trêve au point d’eau entre deux ennemis jurés, le frelon et l’abeille.
L’Apis mellifera, notre abeille, n’a pas développé de réponse particulière aux attaques des frelons contrairement à sa cousine asiatique, l’Apis cerana. Ces abeilles se mettent en grappe autour du frelon, ce qui fait monter sa température à 45°C et le tue.

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Sur une fleur de Céanothe, une araignée Thomise rouge a piégé une abeille en train de butiner à l’aide d’un fil de sa toile et la dévore tranquillement.

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L’Aethina tumida est arrivé aux États-Unis en 1996 et l’on a craint
son installation en France en 2004.
Ce coléoptère est originaire d’Afrique du Sud.
Il y est réputé attaquer les colonies faibles et les hausses stockées.
En Floride, de fortes colonies ont été trouvées infestées par
des centaines de coléoptères adultes et des milliers de larves qui se nourrissent de pollen et de miel.
Les œufs, pondus en grand nombre, éclosent deux à trois jours après la ponte.
Les larves commencent alors à ronger les opercules. Le miel se met curieusement à fermenter et développe une odeur d’orange pourrie.

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Un apiculteur tient dans ses mains des abeilles mortes près de ses ruches sur un champ de colza.
Un traitement chimique sur des vergers tout proches semble être la cause de l’hécatombe.
Entre 1994 et 2004, le nombre d’apiculteurs a diminué de 15 000 en France. Nombre de petits producteurs ne se sont pas relevés de la mortalité de leur cheptel et de la baisse régulière de la production moyenne par ruche.

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À partir des années 1994 et 1995, dans le centre et l’ouest de la France, les apiculteurs ont constaté des dépeuplements rapides de leurs colonies et des pertes importantes de récolte de miel de tournesol.
Un nouvel insecticide neurotoxique mis en œuvre par enrobage des semences, le Gaucho, est incriminé.
La graine est enveloppée d’une pellicule de produit qui pénètre à l’intérieur de la pousse. Véhiculé par la sève, il protège la plante des insectes aussi bien au niveau des racines que des feuilles et des tiges.
Ce type d’insecticide est appelé systémique.

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À partir des années 1994 et 1995, dans le centre et l’ouest de la France, les apiculteurs ont constaté des dépeuplements rapides de leurs colonies et des pertes importantes de récolte de miel de tournesol.
Un nouvel insecticide neurotoxique mis en œuvre par enrobage des semences, le Gaucho, est incriminé.
La graine est enveloppée d’une pellicule de produit qui pénètre à l’intérieur de la pousse. Véhiculé par la sève, il protège la plante des insectes aussi bien au niveau des racines que des feuilles et des tiges.
Ce type d’insecticide est appelé systémique.

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Sur la planche d’envol, face à face entre une guêpe et des abeilles.
Finalement le prédateur, après avoir tenté sa chance à l’entrée de la ruche, n’engage pas le combat avec les gardiennes. Il n’est pas rare que les guêpes en plein d’août se postent à l’entrée des ruches pour attaquer les abeilles faibles.
Elles les sectionnent au niveau du thorax pour les dévorer.

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Dans la zone d’implantation des ours dans les Pyrénées, des clôtures électrifiées ont été installées pour éviter les attaques sur les ruchers en moyenne montagne, de mi-mai à fin septembre.

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Franck Aletru, en Vendée, a été l’un des premiers apiculteurs à dénoncer le Gaucho comme la cause de la perte de la moitié de son cheptel sur des champs de tournesol.
Il faut attendre 1999 pour que le Gaucho soit interdit sur les cultures de tournesol et le printemps 2004 pour qu’il soit interdit sur les cultures de maïs et que le Régent TS, un autre insecticide systémique, soit interdit sur toutes les cultures.
Les apiculteurs ont lutté plus de 10 ans pour faire interdire des insecticides qui ont été mis sur le marché avec seulement une autorisation provisoire et non conforme.
Franck Aletru est aujourd’hui décoré Chevalier de l’ordre national du mérite pour son action dans cette affaire.

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L’Aethina tumida est arrivé aux États-Unis en 1996 et l’on a craint
son installation en France en 2004.
Ce coléoptère est originaire d’Afrique du Sud.
Il y est réputé attaquer les colonies faibles et les hausses stockées.
En Floride, de fortes colonies ont été trouvées infestées par
des centaines de coléoptères adultes et des milliers de larves qui se nourrissent de pollen et de miel.
Les œufs, pondus en grand nombre, éclosent deux à trois jours après la ponte.
Les larves commencent alors à ronger les opercules. Le miel se met curieusement à fermenter et développe une odeur d’orange pourrie.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Le varroa, cet acarien parasite est originaire de l’île de Java où il vit en équilibre avec l’abeille asiatique, l’Apis cerana.
Avec les échanges commerciaux et l’introduction de notre Apis mellifera dans le monde entier pour ses qualités de productrice de miel, le varoa est arrivé en France en 1982. Il représente aujourd’hui la première source de mortalité connue de notre abeille.

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Le varroa, cet acarien parasite est originaire de l’île de Java où il vit en équilibre avec l’abeille asiatique, l’Apis cerana.
Avec les échanges commerciaux et l’introduction de notre Apis mellifera dans le monde entier pour ses qualités de productrice de miel, le varoa est arrivé en France en 1982. Il représente aujourd’hui la première source de mortalité connue de notre abeille.

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Le varroa, cet acarien parasite est originaire de l’île de Java où il vit en équilibre avec l’abeille asiatique, l’Apis cerana.
Avec les échanges commerciaux et l’introduction de notre Apis mellifera dans le monde entier pour ses qualités de productrice de miel, le varoa est arrivé en France en 1982. Il représente aujourd’hui la première source de mortalité connue de notre abeille.

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Le varroa, cet acarien parasite est originaire de l’île de Java où il vit en équilibre avec l’abeille asiatique, l’Apis cerana.
Avec les échanges commerciaux et l’introduction de notre Apis mellifera dans le monde entier pour ses qualités de productrice de miel, le varoa est arrivé en France en 1982. Il représente aujourd’hui la première source de mortalité connue de notre abeille.

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Jean-Claude Cauquil, apiculteur en Haute-Garonne.
En 2002, 50% de ses ruches ont été détruite en quinze jours. Lui-même et sa famille ont eu des symptômes étranges: eudèmes, problèmes hépathiques, neuro-musculaires… Avec arrêt de travail et hospitalisation.
Il préside aujourd'hui l'association de défense des victimes des pesticides agricoles qui regroupe plus de 150 victimes du Regent dans le département.

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Maurice Coudoin dans le Lot et Garonne.
Maurice Coudoin démonce depuis l'enfouissage sauvage des stocks de semences invendues.
Cela représenterait 5% des semences produite chaque année. Ainsi des tonnes de semences contenant un neuro-toxique puissant sont épendus.

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Maurice Coudoin du Lot et Garonne, dans son hangar transformé en plaidoirie anti-Gaucho après un enfouissement illégal de tonnes de cette semence enrobée à 500 mètres de son habitation par un agriculteur indélicat.
Après avoir fait tester l’étang tout proche, qui s’est avéré pollué par la molécule du Gaucho, Maurice Coudoin a porté cette affaire en justice.
Les semences enrobées non vendues, près de 5 % de la production soit quelque 13 000 tonnes, doivent être détruites par le fabricant. Certains industriels peu scrupuleux préfèrent pratiquer un enfouissement discret à une crémation onéreuse.

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Bernard Fau, avocat à la Cour, défend le milieu apicole depuis le début de l’affaire Gaucho en 1995.
Pour lui, l’évolution des droits nationaux et européen est hésitante.
Elle traduit le dilemme d’une société pour qui, tout à la fois, les pesticides protègent des fléaux de la nature, mais peuvent eux-mêmes générer des nuisances graves s’ils sont mal maîtrisés.
Le droit français en matière de pesticides était régi jusque récemment par une législation qui datait des années 50. Son adaptation à la nouvelle directive européenne de 1991 a été lente et ne s’est effectuée que partiellement.
En effet, au fil du temps, en France, les fabricants de produits phytosanitaires s’étaient peu à peu trouvés associés aux commissions d’étude de la toxicité et d’homologation.

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À la fin du mois d’août vient la pleine saison des mantes religieuses.
Quelques jours après l’installation du rucher, toutes les mantes religieuses de l’emplacement découvrent ce qui est pour elles une source de nourriture abondante. Les abeilles ne semblent pas s’affoler et aucune mesure collective n’est prise pour lutter contre ce prédateur.

abeilles © Éric Tourneret

 

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À la fin du mois d’août vient la pleine saison des mantes religieuses.
Quelques jours après l’installation du rucher, toutes les mantes religieuses de l’emplacement découvrent ce qui est pour elles une source de nourriture abondante. Les abeilles ne semblent pas s’affoler et aucune mesure collective n’est prise pour lutter contre ce prédateur.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Une empreinte de patte d’ours retrouvée sur le cadre d’un rucher dévasté près du parc national des Pyrénées.
L’ours brun d’Europe, omnivore, possède une réputation avérée de mangeur de miel.

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Un varroa sur une nymphe d'abeille.
Le varroa, cet acarien parasite est originaire de l’île de Java où il vit en équilibre avec l’abeille asiatique, l’Apis cerana.
Avec les échanges commerciaux et l’introduction de notre Apis mellifera dans le monde entier pour ses qualités de productrice de miel, le varoa est arrivé en France en 1982. Il représente aujourd’hui la première source de mortalité connue de notre abeille.